Qualité de l’air

Pour les résidants de Montréal, la qualité de l’air est une importante préoccupation. La Ville de Montréal fait un suivi rigoureux de la situation, notamment grâce au Réseau de surveillance de la qualité de l'air (RSQA). Il est possible de consulter l'état de la qualité de l'air sur le territoire montréalais, en consultant le site rsqa.qc.ca qui diffuse les résultats d'heure en heure.

Jours de mauvaise qualité de l’air

Description

L’indicateur fait état du nombre de jours de mauvaise qualité de l’air en faisant ressortir, pour chacune des six dernières années, le nombre de jours de smog.

Périmètre

Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

 Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

En 2013, 53 jours de mauvaise qualité de l'air ont été enregistrés. De ce nombre, seulement 15 sont des jours de smog. Mis à part deux jours de smog dus à la canicule (23 et 24 juin) et trois jours de smog dus au panache des feux de forêt au Labrador (1er au 3 juillet), les 10 autres jours de smog ont eu lieu en hiver, soit dans les mois de janvier, de février, de mars et de décembre. Une journée de smog est caractérisée par des concentrations de particules fines supérieures à 35 µg/m3 durant plus de trois heures sur plus de 75 % du territoire de l'agglomération montréalaise.

L'analyse des résultats obtenus depuis 2008 démontre que le nombre de jours de mauvaise qualité de l'air est à la baisse. Il faut toutefois être prudent, car ces résultats sont influencés par la météorologie. En effet, les vents et les précipitations favorisent la dispersion des polluants et contribuent à l'amélioration de la qualité de l'air.

Concentration de particules fines dans l’air ambiant

Description

L’indice renseigne sur la variation annuelle de la concentration de particules fines dans l’air ambiant. Au Québec, les principales sources de particules fines sont le chauffage au bois, le transport et les industries. Il est à noter que les particules fines mesurées à Montréal peuvent aussi bien provenir de sources locales que de sources éloignées, puisque les polluants peuvent être transportés par les vents sur de longues distances.

Périmètre

Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

 Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

De 2008 à 2010, les moyennes annuelles dépassent le critère de 30 µg/m3 avec très peu de variations d’une année à l’autre. Par ailleurs, les résultats des années 2011 à 2013 s’améliorent et se situent en dessous du critère visé de 30 µg/m3. Trois hypothèses peuvent expliquer l’atteinte du standard pancanadien :

  • En 2010, l’Agence américaine de protection de l’environnement (US EPA) a adopté, à l’échelle nationale, de nouveaux standards pour le SO2 dans l’air ambiant (NAAQS). L’abaissement des concentrations acceptables de SO2 dans l’air ambiant contribue directement à la diminution des concentrations de sulfates qui sont formés dans l’air et transportés sous forme de particules fines jusque dans la région montréalaise par les vents.
  • Les données fournies par la Société de transport de Montréal (STM) démontrent que le nombre de déplacements effectués en bus et en métro depuis 2010 est à la hausse. De plus, dans son bilan de mi-année 2012, la Société de vélo en libre-service Bixi fait état d’une augmentation de 10 % des déplacements en Bixi comparativement à l’année 2011. La hausse du nombre d’usagers des transports collectifs et actifs peut avoir eu un effet positif sur la réduction des émissions de PM2,5 .
  • Enfin, l’adoption par la Ville de Montréal de la réglementation visant à interdire l’installation d’un appareil de chauffage au bois, les campagnes de sensibilisation sur la pollution causée par ce type de chauffage et la mise en place d’un programme de remplacement de ces appareils par des équipements utilisant des combustibles plus propres (feuvert.org) pourraient avoir eu un impact positif se traduisant par une réduction des quantités de particules fines émises dans l’air ambiant.

La Ville de Montréal a un objectif lié à cet indicateur :

  • Atteindre le standard pancanadien (30 µg/m3) en matière de concentration de particules fines dans l'air ambiant d'ici 2020 (Plan de développement durable de la collectivité montréalaise 2010-2015).

Titre d'indi

Description

Constats

Source des données