Habitation

Plusieurs phénomènes socioéconomiques affectent le marché de l’habitation, notamment les changements démographiques et la hausse des valeurs mobilières. Les enjeux qui en découlent incitent la Ville de Montréal à intervenir de façon ciblée dans le domaine de l’habitation.

Taux d’inoccupation moyen des logements locatifs

Description

Le taux d’inoccupation représente le pourcentage du nombre de logements locatifs vacants sur le total de logements dans les immeubles d’initiative privée offrant trois logements locatifs et plus. Un logement est considéré vacant s’il n’est pas occupé au moment de l’enquête sur le marché locatif et qu’il pourrait l’être immédiatement.

Périmètre

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État de l'indicateur

Constats

Le taux d’inoccupation donne une indication de la situation du marché locatif. Selon les analystes du marché, un taux d’inoccupation de 3 % traduit une situation d’équilibre où l’offre et la demande de logements locatifs se rejoignent. Le taux d’inoccupation global et celui des logements de trois chambres à coucher et plus ont été retenus comme indicateurs témoignant de la situation globale du marché et de celle des grands logements pouvant convenir aux familles.

Ménages consacrant plus de 30 % de leur revenu au logement

Description

Le pourcentage du revenu consacré au logement représente la proportion du revenu annuel avant impôt qu’un ménage consacre au logement. Pour les locataires, les frais de logement englobent le loyer et les paiements effectués pour l’électricité, le combustible, l’eau et les autres services municipaux. Pour les propriétaires, ils englobent les versements hypothécaires (capital et intérêts), l’impôt foncier et, s’il y a lieu, les charges de copropriété, ainsi que les paiements effectués pour l’électricité, le combustible, l’eau et les autres services municipaux.

Périmètre

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État de l'indicateur

Constats

Le logement constitue pour les ménages un poste budgétaire important. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), un logement est jugé abordable si le ménage qui l’occupe y consacre moins de 30 % de son revenu avant impôt. Entre 2001 et 2011, le pourcentage des ménages consacrant 30 % et plus au logement est en constante augmentation, principalement chez les ménages locataires pour qui le taux d’effort est passé de 37 % à 40,3 %. Par conséquent, ces ménages disposent de moins d’argent pour les autres postes budgétaires tels que l’alimentation, l’habillement, les études, etc.

Nombre de logements sociaux et communautaires

Description

Le nombre de logements sociaux et communautaires inclut les habitations à loyer modique (HLM), les organismes à but non lucratif d’habitation (OBNL), les coopératives d’habitation, ainsi que les logements abordables de propriété publique (paramunicipale) n’étant pas des HLM. Cette dernière catégorie comprend notamment les parcs du programme d'acquisition de logements locatifs (PALL) et du programme municipal d'acquisition de maisons de chambres (PAMAC) de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), et les logements abordables développés depuis 2002 par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM). L’indicateur ne tient pas compte des unités des programmes de suppléments au loyer de l’OMHM.

Périmètre

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Constats

Le maintien d’une offre de logements abordables est une composante de l’équilibre social, démographique et économique d’une ville durable. Les logements sociaux et communautaires sont une composante importante de cette offre pour les ménages à revenu faible et modeste. Alors que le segment HLM demeure stable (son développement a cessé d’être financé depuis 1994 à l’échelle canadienne), les autres formes de logements sociaux et communautaires se développent dans le cadre de programmes gouvernementaux québécois. Au total, la part des logements sociaux et communautaires dans l’ensemble du parc résidentiel de l’agglomération est passée, entre 2008 et 2012, de 6,6 % à 6,7 %.