Gaz à effet de serre

La diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) représente un défi, tant à l’échelle planétaire qu’à celle des collectivités. Dans son Plan de développement durable de la collectivité montréalaise, la Ville de Montréal s'est engagée à réduire ses émissions de GES de 30 % d'ici 2020 par rapport à 1990. Pour atteindre cet objectif, elle s'est dotée du Plan de réduction des émissions de GES de la collectivité montréalaise et du Plan de réduction des émissions de GES corporatives.

Émissions de GES corporatives

Description

L’indicateur renseigne sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) corporatives de l’agglomération de Montréal. Le calcul inclut les émissions issues de la consommation d’énergie des bâtiments, de la consommation de carburant du matériel roulant (interne), du traitement des eaux usées, de la production de l’eau potable, des fuites de réfrigérants (HFC des bâtiments et véhicules), des émissions de biogaz du Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM) de même que de l’éclairage des rues et des feux de circulation. Par ailleurs, l’indicateur ne tient pas compte des émissions provenant des activités en sous-traitance.

Périmètre

 Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

Les émissions de GES corporatives de l’agglomération de Montréal se chiffraient à 195 kt éq. CO2 en 2010, ce qui représente une réduction de 28 % des émissions par rapport à 2002. À l’exception des réfrigérants pour lesquels une légère hausse (6,4 %) est observée, les émissions de GES de toutes les activités ont globalement connu une diminution entre 2002 et 2010.

La Ville de Montréal a un objectif lié à cet indicateur :

  • Réduire les émissions de GES corporatives de 20 % entre 2002 et 2012 (Plan de réduction des émissions de GES corporatives 2013-2020).

Émissions de GES corporatives par secteur d’activité

Description

L’indicateur illustre le pourcentage des émissions de gaz à effet de serre (GES) corporatives qui est imputable à chacune des activités municipales : la consommation d’énergie des bâtiments, la consommation de carburant du matériel roulant (interne), le traitement des eaux usées, la production de l’eau potable, les fuites de réfrigérants (HFC des bâtiments et véhicules), les émissions de biogaz du Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM), l’éclairage de rues et les feux de circulation.

Périmètre

 Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

L’inventaire des émissions de GES corporatives de l’agglomération de Montréal publié en 2013 a révélé que les activités municipales de l’agglomération ont généré 195 kt éq. CO2 en 2010. Le traitement des eaux usées représentait alors 38,4 % des émissions totales, et la consommation des véhicules gérés par l’agglomération en représentait 24,9 %.

Les deux autres activités dont les émissions étaient considérables sont la consommation d’énergie dans les bâtiments (23,7 %) ainsi que l’opération du site d’enfouissement du CESM (11,3 %), duquel une importante quantité de biogaz était encore émise, malgré l’arrêt de l’enfouissement des ordures ménagères en 2000.

Émissions de GES de la collectivité montréalaise

Description

L’indicateur renseigne sur la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise par la collectivité montréalaise pour les années 1990 et 2009. L’indicateur fait état des émissions attribuables aux différents secteurs d’activité (résidentiel, commercial et institutionnel, industriel, transport, matières résiduelles, agriculture, autres) ce qui permet d’observer certaines tendances.

Périmètre

Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

 Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

En 1990, les émissions de GES de la collectivité montréalaise s’élevaient à 15 013 kt éq. CO2 alors qu’en 2009, elles étaient de 14 090 kt éq. CO2, ce qui représente une diminution de 923 kt éq. CO2. Pendant cette période, les deux secteurs d’activité ayant connu les plus importantes diminutions d’émissions de GES sont le secteur des matières résiduelles (- 72 %) et le secteur résidentiel (- 40 %). À l’opposé, le seul secteur pour lequel une hausse significative a été observée, tant en valeur absolue qu’en pourcentage, est le secteur commercial et institutionnel (+ 34 %).

Globalement, les émissions de GES de la collectivité ont diminué de 6 % durant cette même période. Il faut tenir compte du fait que cette réduction a eu lieu malgré une hausse de presque 6 % de la population de l’agglomération.

La Ville de Montréal a un objectif lié à cet indicateur :

  • Réduire de 30 % les émissions de GES de la collectivité montréalaise d'ici 2020 par rapport à 1990 (Plan de développement durable de la collectivité montréalaise 2010-2015).

Émissions de GES par habitant

Description

L’indicateur illustre le ratio entre la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise sur le territoire de l’agglomération et le nombre d’habitants pour les années de référence 1990 et 2009. Les données provinciales et fédérales sont soumises aux fins de comparaison.

Périmètre

Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

 Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

Une baisse de 11 % des émissions de GES de la collectivité montréalaise par habitant, soit 0,9 t éq. CO2 par habitant, est observée entre 1990 et 2009. Cette baisse est attribuable en partie à l’augmentation de l’efficacité énergétique des bâtiments engendrée essentiellement par le nombre important de conversions de systèmes de chauffage au mazout en des systèmes électriques ou alimentés au gaz naturel.

À l’échelle de la province, où le taux de GES émis par habitant est plus élevé, une diminution similaire (13 %) est observée pour la même période.