Energie

En optimisant la performance énergétique de ses installations, la Ville de Montréal réussit à la fois à réduire les coûts liés à la consommation d’énergie et à limiter les émissions de GES. La Politique de développement durable pour les édifices de la Ville de Montréal, adopté en 2009, comporte notamment des exigences quant à la construction, la rénovation et l’exploitation des bâtiments municipaux.

Énergie consommée par les bâtiments municipaux

Description

L’indicateur fait état de la quantité d’énergie consommée par les bâtiments municipaux de l’agglomération (à l’exception des usines de production d’eau potable et de traitement des eaux usées) pour chacune des sources d’énergie utilisées (électricité, gaz naturel, mazout, vapeur, eau chaude et froide), et ce, sur une base annuelle.

Périmètre

 Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

La Ville de Montréal et les villes reconstituées possèdent plus de 1 600 bâtiments corporatifs, équivalant à une superficie d’environ 2 000 000 m2. De 2002 à 2010, l’électricité était la principale source d’énergie utilisée dans les bâtiments municipaux. Sa consommation était relativement stable pour la période 2002-2005, alors qu’une hausse importante a été observée en 2006, suivie d’une baisse graduelle jusqu’en 2010, pour une hausse globale de 2,5 %. Une partie de la hausse observée en 2006 peut être expliquée par le fait que les données de 2005, tirées de l’inventaire des émissions de GES corporative précédent, étaient probablement incomplètes.

De façon générale, de 50 à 60 % de la consommation d’énergie des bâtiments corporatifs servent au chauffage. Cette proportion varie selon l’usage que l’on fait du bâtiment. La climatisation et l’éclairage se partagent la majeure partie du reste de la consommation d’énergie. Quant à l’eau chaude, elle constitue généralement une part négligeable de l’énergie consommée, quoique cette part puisse atteindre près de 10 % pour des usages particuliers, comme les centres sportifs.

Bâtiments municipaux ayant obtenu une certification environnementale

Description

Cet indicateur renseigne sur l’évolution du nombre de bâtiments municipaux ayant obtenu une certification BOMA BESt ou LEED. Il témoigne de l’effort consenti par la Ville de Montréal pour rendre ses bâtiments municipaux plus performants et durables.

Périmètre

 Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

La certification des bâtiments municipaux est en nette progression depuis 2011. Il y a actuellement sept bâtiments municipaux relevant de la Ville de Montréal qui ont obtenu la certification LEED et huit, la certification BOMA BESt.

Il est à noter que, grâce à la Politique de développement durable pour les édifices de la Ville de Montréal, Montréal a remporté en 2009 une mention dans la catégorie « Pratiques novatrices – Bâtiments institutionnels » du concours Trophées Innovation et développement durable de Contech.

La Ville de Montréal a un objectif lié à cet indicateur :

  • Tout nouveau bâtiment municipal de plus de 500 m2 doit obtenir la certification LEED-OR et toute rénovation majeure doit être réalisée selon les critères LEED-ARGENT. De plus, tous les projets doivent respecter les exigences en matière d’élimination des déchets de construction, de gestion efficace de l’eau et d’énergie renouvelable (Politique de développement durable pour les édifices de la Ville de Montréal).

Certifications environnementales ou adhésions à des programmes environnementaux volontaires

Description

Cet indicateur fait état de l’évolution d’un certain nombre de certifications «témoins» pour lesquelles les données sont pertinentes et disponibles.

Périmètre

Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

 Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

Depuis 2010, les certifications témoins attribuées aux bâtiments, aux établissements scolaires de même qu’aux industries, commerces et institutions (ICI) ne cessent d’augmenter sur le territoire de l’agglomération. Ainsi, l’objectif qui est d’augmenter de 30 % le nombre de certifications environnementales ou d’adhésions à des programmes environnementaux volontaires d’ici 2020 par rapport à 2010, a été dépassé.

La plus forte augmentation (100 %) est attribuable au secteur des bâtiments verts qui semble en plein essor. La Ville de Montréal incite les promoteurs à obtenir une certification environnementale et procède, lorsque possible, à l’inclusion de dispositions à cet effet dans les projets de règlements particuliers. L’ensemble des résultats témoigne des efforts faits à différents niveaux pour intégrer les principes du développement durable.

La Ville de Montréal a un objectif lié à cet indicateur :

  • Augmenter de 30 % le nombre de certifications environnementales ou d’adhésions à des programmes environnementaux volontaires à Montréal d’ici 2020 par rapport à 2010 (Plan de développement durable de la collectivité montréalaise 2010-2015).

Consommation d’électricité par abonné résidentiel

Description

L’indicateur renseigne sur la quantité d’énergie électrique consommée par le secteur résidentiel sur une base annuelle. Les données sont divisées par le nombre d’abonnés résidentiels. Le calcul permet donc d’éliminer de l’équation la consommation effective des institutions, commerces et industries.

Périmètre

Agglomération de Montréal

 Ville de Montréal

 Administration municipale

État de l'indicateur

Constats

La consommation d’électricité par abonné résidentiel varie relativement peu d’une année à l’autre entre 2007 et 2011. Étant donné qu’une importante proportion de l’électricité consommée dans les foyers montréalais est associée au chauffage, la faible variation observée est vraisemblablement liée aux besoins en chauffage annuels, lesquels sont mesurés par des degrés-jours de chauffage (DJC) annuels. On compte un DJC pour chaque degré dont la température moyenne quotidienne est inférieure à 18 °C. Par exemple, une journée ayant une température moyenne de 15,5 °C aura 2,5 DJC et une journée dont la température moyenne est de -10,0 °C aura 28 DJC.

D’autres facteurs que les DJC, tels que des conversions de systèmes de chauffage en d’autres sources d’énergie (mazout, gaz naturel) ou des améliorations dans l’efficacité énergétique globale des résidences, peuvent également être à l’origine des fluctuations observées.

Sources des données

Nombre d'abonnements à l'électricité, agglomération de Montréal, 2007-2011, Montréal en statistiques

Profil régional des activités d’Hydro-Québec 2011